Prévention : comment éviter les dangers de l'été #3

Ambroisie

Dans la chaleur de l'été, on a tendance à l'oublier : il existe de plus grands dangers que de bouchonner le rosé ou que les reprises à l'harmonica de Tonton Michel.
Petit aperçu des vrais prédateurs de l'été, et des bons gestes à adopter pour vous en prémunir...

Ambroisie : paré.e ?

Eeeeeet... top ! Pas particulièrement belle, je n'ai ni propriété gustative ni propriété médicinale. Non contente d'être moche et inutile, je me plaîs à me développer partout et à répandre dans l'atmosphère mon pollen particulièrement allergène. Je sème ainsi sur mon passage immobile rhinites, urticaires, toux, eczéma, conjonctivite, asthme et trachéites, le tout sans me départir de mon éternelle bouille innocente et inoffensive. Je dispose d'une haute tige droite couverte de poils blancs, de feuilles d'un vert vif finement découpées et de rameaux rougeâtres. Mon port buissonnant est assez large, mes fleurs monoïques vert jaune deviennent jaunes une fois ouvertes et forment des chandelles droites de juillet à septembre-octobre. On m'appelle également « herbe de la Saint-Jean », « herbe à poux » ou « absinthe de pays », je suis, je suis... (il faut chercher un peu !)... l'ambroisie (bravo) !
 
Les bons gestes à adopter :
> Informez-vous des bulletins polliniques sur www.pollens.fr
> Aérez votre habitat avant 9h et après 19h.
> Lavez-vous régulièrement le nez avec une solution nasale.
> Pour arracher l'ambroisie, équipez-vous de masque, gants et lunettes.
> Paillez vos sols nus pour éviter sa prolifération.
 
 

Berce du Caucase : gare à sa sève !

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Elle ressemble un peu à une millefeuille (en revanche, elle ressemble assez peu à un millefeuille) tout droit sortie du film Chérie, j'ai rétréci les gosses. Et, tutoyant fréquemment les 3 à 4 mètres de haut, elle a tout de la plante sympathique : des fleurs blanches esthétique, de grandes feuilles soigneusement découpées, une tige toute droite à l'allure de bambou, des tâches de rousseurs et des poils qui font des guilis. Sauf que sous ses airs de sainte-nitouche, la grande gigue fait beaucoup d'ombre, et un peu de dégats. Se développant à vitesse grand V, elle empêche d'autres espèces de s'épanouir. Surtout, sa sève, en apparence bénigne, contient des substances toxiques activées par les rayons du soleil. Quelques heures après un contact, votre peau peut ainsi compter autant d'ampoules qu'un magasin de luminaires.
 
Les bons gestes à adopter :
> Restez à l'écart de la plante. Si vous devez la manipuler (pour la déraciner, par exemple), couvrez toutes les parties de votre corps, y compris les yeux et le visage.
> Lavez vos vêtements avant de les porter à nouveau.
> Lavez les outils entrés en contact avec la plante.
 
En cas de contact :
> Enlevez la sève avec un papier absorbant, sans frotter, puis lavez abondamment à l'eau et au savon.
> Évitez l'exposition à la lumière de la zone touchée pendant au moins 48 heures.
> Si les yeux sont atteints, rincez abondamment puis portez des lunettes pour réduire leur exposition à la lumière.
> En cas de contact important, de doute, ou si un enfant est touché, consultez un médecin.
 
Retrouvez les autres dangers de l'été ici et !