Tribunes libres - décembre 2019



MAJORITÉ MUNICIPALE

Les places Massenet et Violette réaménagées

Les travaux de réaménagement des places Massenet et Violette, situées en cœur de ville, viennent de s’achever.
Plusieurs concertations ont été mises en place avec les commerçants et riverains et une réunion publique d’information a permis d’échanger concernant les attentes de tous les acteurs sur ce secteur. En accord avec les habitants présents lors de ces concertations, trois priorités ont été définies. Premièrement, un souhait fort lié à l’amélioration du confort pour les piétons et à l’appropriation des terrasses. Deuxièmement, la volonté de maintenir les dessertes et le stationnement pour les livraisons. Troisièmement, la nécessité de reprendre l’intégralité de l’éclairage public.
L’enjeu pour la municipalité a donc été de prendre en considération l’ensemble des attentes, qu’elles émanent des riverains, des commerçants ou des forains. Ainsi, le mur qui entourait la place Massenet, très abîmé, a été repris, comme l’entièreté de l’éclairage des deux places. Par ailleurs, des places de livraison mutualisées ont été créées afin d’assurer la livraison des commerces, sans pour autant pénaliser les riverains qui peuvent s’y garer toute la nuit. La signalisation, peu qualitative jusqu’à présent, a été modifiée et le cheminement piéton entre les deux places est désormais plus lisible et plus confortable.
Préalablement au début des travaux, l’ensemble des riverains a été prévenu de ces chantiers par des lettres d’information distribuées dans les boîtes aux lettres. 

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MAJORITE MUNICIPALE

Une tour verte à Saint-Étienne

Un appel à manifestation d'intérêt a été lancé par l’Établissement Public d'Aménagement de Saint-Étienne (Épase) pour la construction d'un immeuble, sur le terrain situé à l'angle de la rue du Sergent Rivière et de la rue Cugnot, dans le quartier de Châteaucreux. Voilà dix ans que ce terrain, autrefois occupé par le Fournil Saint-Honoré, était en friche. Cet îlot, jusque là peu qualitatif, est pourtant idéalement situé face à la gare TGV de Châteaucreux qui accueille 12 000 voyageurs quotidiennement.
C'est pourquoi, il a été décidé de le démolir et de le remettre sur le marché. Le groupe Elithis a ainsi été désigné pour construire une tour de 50 mètres de hauteur regroupant, sur 15 étages, 56 logements locatifs, des bureaux et un local commercial. Au sommet, un espace commun réservé aux usagers du bâtiment sera aménagé pour profiter d'une vue panoramique sur la ville et ses environs. Ce nouvel immeuble viendra compléter l'offre présente sur le quartier d'affaires de Châteaucreux, avec une architecture résolument moderne et design, le long de la troisième ligne de tram.
Ce bâtiment sera emblématique d'un point de vue architectural et exemplaire sur le plan énergétique. En effet, grâce à l'installation de 1 000 m² de panneaux photovoltaïques, cette tour sera 100 % énergie renouvelable. Concrètement, cela signifie que le bâtiment produira plus d'énergie qu'il n'en consomme, tout en émettant 15 fois moins de rejets de CO2 qu'un immeuble classique. Le constructeur espère ainsi réduire drastiquement la facture énergétique des locataires, avec un gain estimé de pouvoir d'achat d'environ 1 500 euros par ménage et par an par rapport au parc existant.
Il ne s'agit pas d'un coup d'essai puisque le groupe Elithis a déjà fait ses preuves en matière de construction bioclimatique. Deux tours similaires ont en effet été érigées à Dijon et à Strasbourg.

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MAJORITÉ MUNICIPALE

Un week-end solidaire et passionné à Saint-Étienne»

Saint-Étienne organise et accueille de nombreux salons et festivals tout au long de l’année, qui s’adressent à l’ensemble de ses habitants et correspondent à leurs hobbies, leurs modes de vie ou encore leurs convictions.
Les samedi 26 et dimanche 27 septembre ont eu lieu deux salons se plaçant sous le signe de la solidarité et de la passion : Tatou Juste et le carrefour des collectionneurs. Face à un monde mouvant et bouleversé par la révolution numérique, les individus se tournent de plus en plus vers des modèles alternatifs de vivre-ensemble et d’échanges qui reposent sur les rapports humains. Le salon Tatou Juste s’inscrit pleinement dans cette demande, puisque dédié aux idées expérimentées par les habitants du territoire qui partagent et défendent un même engagement : travailler et mieux vivre ensemble, dans le souci commun de l’environnement. Pour cette 14e édition, le succès a de nouveau été au rendez-vous avec de très nombreux visiteurs et curieux.
En parallèle, au sein de la Cité du Design, avait lieu la 22e édition du carrefour des collectionneurs. Rendez-vous incontournable des collectionneurs, le salon a accordé une large place à l’ASSE, à James Bond et autres agents secrets, à Johnny Hallyday ou encore Mylène Farmer.
Chaque collection a son histoire et décrit un peu de la personnalité de son propriétaire ; une fois exposée, la collection se réinvente, transformée par le regard du visiteur interpellé par les couleurs ou les images exposées. Cette édition a rendu hommage à Jean-Pierre Longeon, militant associatif passionné à l’origine de l’événement et l’un de ses principaux artisans. Son engagement aura permis de rappeler toute la richesse du tissu associatif stéphanois et l’importance de se mobiliser au nom de causes et valeurs communes.

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MAJORITÉ MUNICIPALE

Des livres dès la petite enfance

La sensibilisation à la lecture et au livre est un axe important des projets éducatifs et pédagogiques de nos établissements de la petite enfance. C'est pourquoi des actions sont mises en place dans les crèches pour initier les petits à la lecture. Chaque structure dispose d'un budget pour acquérir des albums et le personnel des crèches lit régulièrement des histoires aux enfants, avec le développement de temps de lecture individuelle. Un travail sur la littérature jeunesse est mené en collaboration avec les médiathèques. Des petits groupes d'enfants vont à la rencontre des bibliothécaires pour « l'heure du conte ». Un partenariat avec l'association "Lire et faire lire" permet également à des personnes retraitées de raconter des histoires aux petits et des livres sont mis à la disposition des parents dans une bibliothèque. Faciliter l'entrée des livres dans les familles contribue à développer des liens parents-enfants au travers d'un moment de partage privilégié.
Lors de la fête du Livre, des rencontres avec des auteurs et des illustrateurs ont été planifiées. Ainsi, des visites et des animations en direction des tout-petits ont été organisées dans la crèche Tom Pouce, au jardin d'enfants Parc de l'Europe et auprès des assistantes maternelles du Riape La Marelle et Pomme d'Api. De nombreuses histoires ont ainsi pu être lues et partagées dans le cadre de ces belles rencontres qui ont su captiver les plus petits et enchanter les adultes.
Pour un jeune enfant, découvrir le livre, c'est nourrir ses émotions et développer son imaginaire. Les histoires qui lui sont proposées lui permettent de rêver et servent de support au développement de son imagination, c'est donc pour lui un moment fort qui va lui permettre de s'ouvrir et de découvrir le monde. Et plus l’approche du livre est proposée tôt, plus l’enfant y prend goût. Il découvre ainsi un univers qui lui facilitera de nombreux apprentissages futurs.

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MAJORITÉ MUNICIPALE

Pléiades, un festival des arts numériques à Saint-Étienne

Du 5 au 9 novembre dernier a eu lieu Pléiades, festival des Arts Numériques, organisé par l’association des commerçants Sainté Shopping, en partenariat avec la Ville de Saint-Étienne. Cette manifestation inédite faisait suite à l’opération nationale « revitalisation et animation des commerces », décidée pour venir en aide aux commerçants ayant souffert des manifestations des gilets jaunes. Les autres mesures ont déjà été mises en œuvre : renforcement du soutien aux unions commerciales, organisation d’un grand déstockage impliquant les commerçants sédentaires et extension de l’opération des 3 heures de stationnement gratuit le samedi jusqu’en 2020. Une application numérique favorisant le commerce de centre-ville est encore en cours de développement. Le festival a été travaillé avec des acteurs du monde économique et culturel stéphanois comme une expérience interactive et sensorielle marquante. Deux itinéraires artistiques ont été proposés, le premier dans les commerces de centre-ville ; le second dans l’espace public.
Les œuvres exposées ont constitué un nouveau parcours d’initiation à la beauté de l’architecture stéphanoise et ont permis aux curieux de redécouvrir sous un autre angle commerces et places de notre quotidien. Au final, ce sont 33 œuvres qui ont été présentées, dans une volonté de lier art et commerce. Des artistes ligériens ont notamment été mis à l’honneur, signe de la vitalité créative du territoire. Cet événement, qui s’est inscrit dans un calendrier événementiel bien rempli avec, en parallèle, le festival Positive Education et prochainement les animations autour des fêtes de fin d’année, s'est adressé à tous les âges, et en particulier à un public familial qui profite de journées shopping durant les week-ends. Il a aussi permis d’associer directement le client et l’habitant aux commerçants. Les Stéphanois sont venus nombreux et ont pu s’émerveiller de la culture numérique.

Groupe Provoquons l'Avenir !

 

MAJORITÉ MUNICIPALE

Top départ pour les festivités des fêtes de fin d’année !

Comme vous avez pu le noter depuis quelques jours, l’hiver s’est emparé de Saint-Étienne. La fin de l’année approche, et, avec elle, ses animations familiales, ludiques et rassembleuses qui viendront rythmer journées et soirées jusqu’à la fin des vacances scolaires.
Cette année encore, de nombreuses nouveautés sont à découvrir, placées sous le signe de la surprise et de l’émerveillement. Le marché de Noël continue de s’étendre et de s’étoffer, pour faire vivre l’esprit de Noël. Ainsi, l’espace du Père Noël, situé sur la place Dorian, a été complété pour occuper la totalité de la place, le décor étant, de la même manière conçu, par les agents de la Ville. Les ateliers réunissent enfants et plus grands autour de travaux décoratifs. Le Père Noël, qui continue ses déambulations, a même vu son costume retravaillé par le Rotary Club et l’atelier costume de l’Opéra ! La place Jean-Jaurès dispose d’une nouvelle attraction : un sapin merveilleux qui s’est installé en contre-point de la descente de luge, du petit train et de la patinoire en sentier de glace. La Maison du projet urbain accueille, les mercredis et samedis, les ateliers créatifs et ludiques ou encore l’espace gourmand, place de l’Hôtel-de-ville, a été retravaillé et son décor complété.
Les nouveautés de l’année dernière, largement plébiscitées par les commerçants, habitants et curieux venant de la Loire et d’ailleurs, ont été reconduites : c’est le cas des afterworks Before, du concours « Qui c’est le plus beau ? », de la programmation artistique place de l’Hôtel-de-ville qui ravissent et animent les instants shopping. Les transports publics seront gratuits les 14 et 21 décembre. De nombreux temps forts sont prévus parmi lesquels la Sainté City Run, les Christmas Carols ou encore le marché des producteurs de nos terroirs organisé par la chambre départementale de l’Agriculture de la Loire. Venez vite profiter du marché de Noël stéphanois !

Groupe Provoquons l'Avenir !

 

SAINT-ETIENNE NOUVELLE GAUCHE

Saint-Étienne doit conserver « son » université

Le conseil d’administration de l’université Jean-Monnet s’est prononcé favorablement, le 15 octobre dernier, sur un document d’orientation stratégique actant la création d’un établissement expérimental dit « Université-Cible ». Ce pôle universitaire fusionnera alors les ex-universités de Lyon 1, Lyon 3, Jean-Monnet et l’ENS Lyon. Cette fusion représente l’aboutissement d’un processus visant à faire du site de Lyon Saint-Étienne un pôle d’excellence dont l’ambition est d’accroître sa visibilité dans les classements mondiaux. Nous n’avons pas l’intention de nous prononcer ici sur la pertinence académique qu’implique cette décision : universitaires, étudiants et personnels s'exprimeront sur ce sujet.
En revanche, il appartient aux élus de se soucier de la pérennité de l’existence d’une large palette de formations sur les sites stéphanois. Il ne serait pas concevable que les efforts engagés par les diverses équipes municipales depuis de nombreuses années pour faire de Saint-Étienne une ville étudiante et universitaire soient remis en cause. La disparition de la faculté de Droit et les menaces qui pourraient peser sur celle de Médecine à Saint-Étienne risquent d’impacter très négativement l’implantation de professionnels de ces disciplines sur notre territoire, nuisant ainsi à son attractivité.
Plus globalement, il n’existe aujourd’hui aucune garantie quant à la place des universitaires et élus stéphanois, à même de porter la voix de notre territoire, au sein de la future gouvernance basée à Lyon. « Jean Monnet » ne doit pas devenir une succursale universitaire ne conservant que quelques fleurons d’excellence, mais maintenir une offre de formation à la hauteur des attentes légitimes des Stéphanois.

groupenouvellegauche@gmail.com

 

SAINT-ETIENNE GROUPE COMMUNISTE

« Amie de tous les enfants » ?

La ville scintille de lumières, magie des fêtes de fin d'année où beaucoup de Stéphanois se préparent à partager des moments chaleureux en famille, avec leurs proches. Dans notre ville riche de sa tradition de solidarité et de son tissu associatif, les acteurs de la solidarité sont particulièrement à pied d’œuvre pour permettre aux plus démunis de bien vivre cette période où les inégalités apparaissent cruellement. La situation qui leur est faite nous impose de protéger les personnes vulnérables, surtout les enfants dont le bon développement est crucial pour l’avenir de toute la société. La ville doit contribuer à donner le droit « aux enfants de grandir dans un environnement sécurisé et épanouissant, aux jeunes et aux familles de s’épanouir sereinement ». Tels sont les engagements pris par la Ville, partenaire de l’Unicef, membre du réseau « Ville Amie des Enfants ». S’agit-il de cela quand le maire violente les migrants en les évacuant de leurs squats ? Combien d’enfants vivent dans des conditions indignes et, le matin, se rendent à l’école épuisés, sous-alimentés ? Les associations et collectifs alertent, en vain, les pouvoirs publics sur cette situation.
Le 30è anniversaire de la signature de la convention internationale des droits de l’enfant, le 20 novembre, a été l’occasion de rappeler les enjeux liés au changement climatique, mais aussi les guerres et conflits dans le monde qui provoquent des flux migratoires. Réfugiés, migrants, tous les enfants, sans distinction, ont droit à une protection et à des soins spécifiques, à un accès égal à la santé et à l’éducation. Passer des discours d’intentions aux actes, à Saint- Étienne, le pas n’est pas franchi. Dans l’attente, nous souhaitons à toutes et tous de très belles fêtes de fin d’année.

groupecommunistesainte42@gmail.com

 

SAINT-ÉTIENNE EN MIEUX

Pour une amélioration des services SNCF à Saint-Étienne

Lors du dernier conseil municipal, le groupe écologiste Saint-Étienne en Mieux a soutenu le vœu de maintien de la présence humaine en gare de Châteaucreux. Depuis plusieurs années, la SNCF a une politique de réduction systématique de son service aux Stéphanois. Les guichets et la présence humaine ont progressivement disparu des gares de l’Ondaine. La réduction des liaisons entre Saint-Étienne et Lyon est tout aussi préjudiciable à notre agglomération. Sous prétexte de travaux à Part-Dieu, la suppression d’un train sur deux entre Saint-Étienne et Part-Dieu hors des heures de pointe a été imposée aux Stéphanois, ce qui a conduit à un rallongement de la durée du trajet en train entre Châteaucreux et Perrache d’environ 9 minutes. Maintenant la même liaison prend plus d’une heure, alors qu’autrefois, elle prenait dans les 45/50 minutes. Les «Petits Givors» qui faisaient l’omnibus aux heures de pointe entre Givors et Perrache ont été abandonnés... Et début décembre, ce seront les TER directs entre Saint-Étienne et Lyon, qui permettaient de relier plus rapidement les deux villes, qui seront supprimés.
Ce que fait actuellement la SNCF, soutenue par la Région, consiste en gros à la suppression d’un tiers des liaisons TER entre Saint-Étienne et Lyon. C’est une régression énorme du service qui est offerte aux Stéphanois. Dans le même temps, la SNCF a réorganisé un certain nombre de correspondances au droit de la gare Saint-Étienne-Châteaucreux, qui ont fait des ruptures de correspondances, notamment en direction de Montbrison. Les élus écologistes veulent pour les Stéphanois-e-s. un service de transport régional cohérent, confortable et rapide. Ils œuvrent en ce sens au quotidien.

Olivier Longeon et Stéphanie Moreau
Conseillers municipaux écologistes

 

SAINT-ÉTIENNE GROUPE RASSEMBLEMENT NATIONAL
SAINT-ÉTIENNE BLEU MARINE

L'émir Perdriau, poujadiste de l'islam, soigne son électorat

1 - Il a envoyé son élue, l'ex-socialiste Mme Semache, commémorer au consulat d'Algérie la révolution algérienne. En acceptant cette invitation, la majorité fête un attentat qui a fait 10 morts et s'essuie les pieds sur les Français assassinés par le FLN, insultant la mémoire de pieds-noirs, harkis et soldats tombés en Algérie.
2 - M. le candidha-lal s'est rendu, après l'attentat de Bayonne, à la grande mosquée de Saint-Étienne pour parler laïcité, violant l'article 26, et affirmant que le problème c'est Zemmour et le RN, dans la parfaite continuité de sa prise de position pour le port du voile. L'ancienne ministre socialiste, Vallaud-Belkacem, lui a apporté son entier soutien.
3 - Il a notamment embauché au sein de son cabinet le frère d'un certain Faouzi, ancien footballeur à l'ASSE. Celui-ci appelait, via les réseaux sociaux, à participer à Paris à la manifestation tenue devant Cnews contre Zemmour : manifestation organisée par un prédicateur fiché S du nom d'Elias d'Imzalene. Les amis de mes amis...
N'est-ce pas M. Perdriau qui a promu les repas de substitution dans les cantines scolaires ? N'est-ce pas lui qui a inauguré plusieurs lieux de culte musulman ? N'est-ce pas lui qui prête des salles municipales pour la tenue de réunions communautaires ? N'est-ce pas lui qui met à disposition des musulmans, lors de l'Aïd, des abattoirs rituels ? N'est-ce pas lui qui nie totalement la délinquance liée à l'immigration à Saint-Étienne, comme cet été où le centre-ville a été fermé lors des matchs de l'Algérie, comme hier lorsque des agents de la Stas ont été agressés ? Le ver communautariste n'est pas dans le fruit, il est à la mairie.

Groupe Saint-Étienne Bleu Marine
Rassemblement national

 

GROUVE DIVERS GAUCHE

Gaël Perdriau désavoué par la Cnil

Un peu d'humilité ne nuit jamais ! La grande première nationale n'a pas eu lieu… Comme les journaux s'en sont largement fait l'écho, la Ville ne pourra pas lancer son expérimentation de capteurs de sons pour détecter les bruits anormaux dans l'espace public. La Cnil a, en effet, estimé qu’en l’absence de cadre légal spécifique, la captation et l’analyse de sons dans l’espace public constitueraient un « traitement illicite de données à caractère personnel ». Si certains jugeront que Gaël Perdriau a bien fait de la solliciter avant de lancer cette expérimentation, il est surtout à regretter son attitude dans ce dossier et son refus d'écouter les conseils de prudence de son opposition. Lorsqu’il a annoncé le lancement de ce projet, Gaël Perdriau a en effet affirmé, sûr de lui, qu'il n'y avait pas de problème juridique. Quant aux récriminations légitimes des habitants du « quartier-test » qui s'estimaient stigmatisés par cette expérimentation, il les a repoussées d'un revers de main…
Résultat : sur le fond et sur la forme, la Cnil a mis fin à ses illusions. Car, au-delà de l'avertissement adressé au maire, elle a fait état du « caractère indispensable d'une intervention préalable du législateur pour créer un cadre légal spécifique et adapté conciliant les objectifs légitimes poursuivis en termes de tranquillité et de sécurité publique, avec le respect des lois et libertés ».
Morale de cette histoire : dans le cadre de la sécurisation de l'espace public, on ne joue pas avec les lois et on n'essaye pas d'aller plus vite que la musique. Dommage que Gaël Perdriau, pourtant entouré d’un cabinet et d’une direction juridique, n'ait rien voulu entendre. Il en est quitte, et cela ne fait jamais de mal, pour une petite, et on espère salutaire, leçon d’humilité.

A.Friedenberg, P. Marron, P. Fayol-Noireterre